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Conseils pour l’achat et l’éducation d’un chien.

Avoir un chien et savoir l’aimer :

vendredi 19 mars 2010, par david

Avoir un chien est une chose. Avoir un chien heureux et épanoui en est une autre qui impose au futur maître quelques questions et l’acquisition d’un minimum de connaissances quant à son mode de vie.


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C’Longway des terres de Border.

Le chien est une sorte de saint. Il ne se prend pas pour notre esclave. Sa soumission est voulue et ne signifie pas qu’il ne tienne pas à voir respecter ses droits personnels. Il est vrai qu’il prend son maître pour un roi, presque pour un dieu. Mais s’il demande à ce « dieu » d’être sévère à l’occasion, il entend aussi qu’il soit juste. (Axel Munthe, Le livre de San Michele.)

Le chiot :

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Le début de plus de 10 ans de complicité.
Guillaume doit faire le bon choix.

- Pour quelles raisons vouloir un chien ? De cette question dépend souvent le choix de la race et surtout l’avenir psychologique de l’animal. La décision pour l’acquisition du chien doit être mûrement réfléchie.

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Les copains au champ de course.

- Quel temps disponible le futur maître va-t-il pouvoir proposer au chien qui a besoin de moments qui lui soient entièrement consacrés (au minimum 30 minutes par jour, ce qui est peu et énorme à la fois). C’est un animal grégaire par excellence, vivant en meute à l’état sauvage et ne supportant pas la solitude.

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Lola, Bull Dog français.

- Lequel choisir ? Il est important de bien choisir l’éleveur et de ne pas hésiter à poser des questions. La mère ne doit pas avoir été trop isolée, ce qui la stresserait. Les chiots doivent avoir été manipulés et fortement stimulés depuis le premier jour. Une analyse du caractère de l’individu au sein de la portée permet d’éviter certains désagréments pouvant survenir lorsqu’il sera adulte. Les parents doivent être visibles.

- A quel age le prendre ? L’age idéal se situe autour de deux mois. Vers cinq semaines de la vie d’un chiot, la mère entame un processus appelé de rejet. Cette première dure leçon de vie est nécessaire pour la construction mentale du futur adulte, elle correspond au moment du sevrage.

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Ce chiot Bleu de Gascogne, qui deviendra un redoutable chasseur de sanglier est effrayé à la vue de Cochette, une petite truie d’a peine 10 kilos.

Vers 7 à 8 semaines, le chiot sera vivement repoussé. Totalement déstabilisé, il lui faudra environ un mois pour devenir un individu à part entière et commencer à se débrouiller seul.

C’est durant cette période qu’en manque de repère, il devra rencontrer son futur maître qui deviendra naturellement le nouveau référent.

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Eka, femelle Border Collie.
1er contact avec la rivière.

Il est primordial de lui faire tout découvrir en profitant de l’inconscience du jeune avant l’âge des peurs qui débute à 3 mois et finira vers 8 mois. Le rôle du maître sera de porter le chien mentalement dans les moments éprouvants pour le rendre plus fort en le poussant à dépasser ses limites.

Alors, le chien a besoin d’une certaine stabilité. Evitez de prendre un chien durant cette période.

L’arrivée du chien dans son nouveau domicile :

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Punky, Fox Terrier.
Petit et craquant, mais...

- Petit et craquant, c’est déjà un chien. Les habitudes de vie sont à prendre immédiatement afin d’éviter des redressements ultérieurs douloureux pour tout le monde. Il n’y a pas de mauvais chiens mais de mauvais maîtres et les problèmes se rencontrent souvent trop tard. Apprenons à connaître notre compagnon pour les éviter.

- Son lieu de vie : un coin à lui tout seul. Dès son arrivée, si l’animal ne vit pas dans un chenil, il faudra lui réserver une place isolée où il pourra aller se reposer sans être dérangé. Ce sera aussi un lieu de refuge qu’il faut respecter. Là, les enfants devront le laisser tranquille, de même, il ne faut pas le réprimander dans cet endroit.

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Roxy
Cette chienne assise devant la télé est-elle vraiment à sa place ?

- Certains lieux devront être interdits au chien (chambre à coucher, canapé, par exemple). Dans une meute, les lieux de repos du couple dominant sont inaccessibles aux autres chiens sous peine d’une grave sanction. C’est une façon d’assoir leur autorité.

- Son alimentation et surtout comment le nourrir : les aliments vendus dans le commerce sont en général de bonne qualité. Selon l’activité de votre chien, choisissez en un dont le taux de protéines est situé entre 20 et 25 % pour un adulte et autour de 30 % pour un chiot de moins d’un an.

La façon d’alimenter le chien a une importance capitale. Un chien adulte doit manger en moins de 5 minutes. Choisissez un moment qui vous convient (le soir de préférence) puis donnez lui sa gamelle, éloignez vous et revenez 5 minutes plus tard pour la lui retirer, que le repas soit terminé ou non. Vous reproduirez ainsi un phénomène naturel au sein d’une meute qui vous permettra d’être reconnu comme le référent sans entrer dans une relation conflictuelle.

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- Une autre source de conflit à éviter sera sa place hiérarchique dans la famille. Sa programmation à monter de rang est génétique. La place de chacun doit être clairement établie. Sachez que le chien ne supporte pas l’égalité mais il acceptera pleinement l’autorité d’un maître juste.

- Le choix entre l’inhibition du chien et l’évolution du couple maître-chien dépend de vous.

- Consacrer le maximum de temps au chien est capital et toujours récompensé.

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Eclair à 8 mois. Drahthaar des barons d’Alsace.
Quelque soit le temps, la promenade est indispensable...

Les promenades permettent par exemple de démarrer l’éducation en douceur, dans une ambience agréable et renforcent la complicité du maître et son chien. De plus votre compagnon canin a grand besoin d’exercice, n’hésitez donc pas à le sortir quotidiennement quelque soit le temps.

Le problème de l’affect :

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Guillaume et les bébés Border Collies.

- L’homme a une fâcheuse tendance naturelle à poser sur le chien toutes ses lacunes affectives. C’est même souvent la raison de son achat. Il faut être très vigilant. Le chien pourrait rapidement devenir l’éponge de nos sentiments, perdre la confiance qu’il a dans le maître ainsi que son assurance et devenir très craintif voire agressif.

- Le cerveau du chien, comme celui de l’humain comprend trois éléments fonctionnels : un réptilien gérant les instincts, un limbique pour les sentiments et un cortex permettant les projections dans l’avenir. Mais ces deux derniers sont très peu développés. De ce fait, leurs actions sont essentiellement instinctives.

- La faiblesse du maître entraîne chez le chien une réaction de peur qui l’oblige à prendre la place de chef qu’il n’a pas demandé. C’est là qu’il peut devenir incontrôlable du fait du nouveau rôle endossé malgré lui, et dangereux dans certains cas. La plupart des morsures sont le fait de chiens peureux.

- Seule l’autorité permanente et cohérente rassure le chien. Il ne supporte pas l’ambiguïté.

Le référent :

- L’autorité, la vraie : rassurante, cohérente, non négociable et assurée.

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Transport gratuit !
Cette petite chienne ressent la quiétude de son maître et reste tranquille.

- L’homéostasie : Tendance des organismes vivants à maintenir constants leurs paramètres biologiques face aux modifications du milieu extérieur. Voilà certainement la première attitude à adopter pour avoir un chien sûr. Comment sommes-nous capable de réagir face aux différents stress que nous rencontrons ? Nous aurons là la première réponse à l’état mental de notre compagnon canin.

- Le chien est un très grand négociateur. Si on se prête à ce jeu néfaste : - on met en danger son équilibre, qui ne supporte donc pas l’ambiguïté. Il a besoin d’informations simples, claires et constantes. - On encourt le risque de remise en cause du statut hiérarchique de chacun.

Le chien agit dans un souci de sérénité et non pour faire plaisir, il cherche toujours la facilité.

L’évolution du chien :

- La socialisation (apprentissage des règles de la meute) dure entre deux et trois mois. Elle est faite par la mère et par la fratrie. Son importance est capitale pendant toute la vie du chien. Pour cette raison, on prendra soin de choisir un chiot au sein d’une portée ayant au minimum 4 petits et non avant 2 mois.

La mise en place des apprentissages :

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Diane
mars 2008

- La sociabilisation. C’est l’apprentissage de nos règles de vie facilitée par la sociabilité du chien. Attention à la cohérence ! (Seule règle en cette matière : se référer à la meute à l’état sauvage.) Nos exigences n’ont rien de naturel pour le chien.

- Là devient importante la confiance du chien envers son maître. Totale au départ, la conservation de ce capital dépend de l’infaillibilité du maître. Un bon maître mesurera toujours la difficulté de ce qui est demandé et ne mettra jamais son chien en échec ; le chien saura donc qu’il ne risque rien.

- N’oublions pas que seule l’autorité rassure et permet la construction efficace du chien.

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J’veux sortir !
Away des terres de Border

- La propreté. Comme chez l’humain, les chiens savent se retenir plus ou moins tôt. Sitôt son arrivée, un chien peut être habitué à faire ses besoins dehors. Sortez le dès son réveil, losqu’il a mangé ou s’il s’apprête à uriner.

- Le chien doit bénéficier d’un statut d’élève. Prenez bien conscience qu’il ne sait pas, donc la patience et la constance du maître sont des facteurs déterminants ainsi que sa capacité à enseigner (retour à la cohérence). Observation et opportunisme.

- Le ton employé. Être convaincu pour être convainquant et pour avoir un ton sûr, juste et non négociable. Surtout ne pas crier.

- Le chien est un être instinctif. Il peut souvent surprendre par certains comportements que nous ne comprenons pas. Il est important de bien les analyser. De l’observation nait un savoir inégalable.

Les récompenses :

- Les friandises jouent sur les habitudes mais ne renforcent pas la complicité du couple maître-chien.

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Congratulation après une bonne leçon.
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La tape sur l’épaule après une leçon,
et la fin se fait dans le calme.



- Les caresses : il faut faire la différence entre les câlins et la tape sur l’épaule cohérente par rapport au comportement dans la meute et qui est la récompense la mieux perçue par le chien.

- Les paroles ne sont souvent que l’extériorisation de la satisfaction du maître que le chien ressent (phéromones).

Pour en savoir plus sur la psychologie du chien et son comportement visitez : http://www.audebordercollie.com


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