Habitant loin de la ville et de ses "avantages" en matière de loisirs (cinémas, magasins, parcs récréatifs,...), nous ne nous ennuyons pas pour autant.
Depuis toujours, les hommes ont su composer avec la nature qui les entoure. Là où nous vivons, sa générosité permet à chacun d’y trouver son compte et souvent un supplément non négligeable, tant financièrement qu’en terme de qualité de vie. Les saisons rythment nos occupations.
Au printemps, le travail des jardins floraux et potagers se partage avec la cueillette des asperges sauvages (donnant lieu à de superbes promenades) et celle des premières plantes aromatiques méditerranéennes qui durera toute l’année.
Vers la mi-mars, c’est l’effervescence chez les pêcheurs de truites. La rivière les appelle.
Vous entendrez parler de toc, vairon, mouches ou Drackovitch, chacun de ces mots faisant briller les yeux des passionnés.
L’heure est arrivée pour les premiers apéros, les grillades et les longues conversations amicales qui renaissent avec la nature. La convivialité est une des bases de notre vie. Ici, pourtant "loin de tout", l’isolement n’existe que s’il est volontaire.
Enfin, voici l’été tant attendu par les jeunes. Pendant les vacances, les copains, la baignade et les fêtes de villages occupent tout leur temps. Ils passent dans les maisons familiales comme des éclairs, juste pour manger un morceau et repartir de plus belle tant ils sont débordés par leurs obligations sociales.
C’est aussi la visite de la famille ou des amis venus de loin. Encore des apéros, des grillades et des grandes discussions jusque tard dans la nuit.
Il est temps de dérouiller les boules de pétanque pour se préparer au concours de la fête du village, celui qu’il faut gagner et qui assure à son vainqueur la reconnaissance et la notoriété d’un champion du monde.
Les touristes sont à peine partis et l’on entend venir des forêts les hurlements des chiens courants. Attention, pour certains, les choses sérieuses commencent ; ils ont attendu ce moment toute l’année. C’est l’ouverture de la chasse. Sangliers, lapins, lièvres, grives et bécasses n’ont qu’à bien se tenir.
En même temps, les bois se peuplent d’une drôle d’espèce à quatre pattes au milieu des ronces et des bruyères portant bâton et panier. Ce sont les ramasseurs de champignons.
Si les chercheurs sont chanceux et les chasseurs adroits, de succulents repas mijotés sur la cuisinière à bois mettront chacun dans les meilleures conditions pour affronter l’hiver et ses lotos où le jambon de pays ("le cambajou") a valeur de Saint Graal.














