Simulation Assurance santé – La transformation de la clinique Saint-Adrien en unité gériatrique Covid


12/08/20
La transformation de la clinique Saint-Adrien en unité gériatrique Covid

L’unité de soins de suite et de réadaptation avait été identifiée dès le mois de février, par l’ARS, pour accueillir des patients âgés sortant des unités Covid-19 de l’hôpital de Cayenne. Le dispositif s’est mis en place début juillet, à l’approche du pic de l’épidémie. Aujourd’hui encore, il continue de recevoir des patients.

Mi-juin. Ce que beaucoup d’établissements de santé redoutaient se produit à la clinique Saint-Gabriel (ex-Hibiscus, groupe Guyane Santé) de Cayenne. Un premier patient est déclaré positif au Covid-19, dans cette unité qui accueille, en soins de suite et de réadaptation (SSR), des personnes âgées, donc fragiles. Ironie du sort, l’établissement avait été identifié dès le mois de février, par l’Agence régionale de santé, comme pouvant accueillir les patients les plus âgés sortant des unités Covid du centre hospitalier de Cayenne. C’est finalement par ses propres patients que l’unité SSR Covid gériatrique a vu le jour.

« Nous supposons qu’une soignante positive au Covid-19 a transmis le virus au patient », Racontent le Dr Saran Camara, gériatre à la clinique. Quand ce patient est à son tour testé positif, l’établissement organise un dépistage des 22 personnes âgées qu’elle reçoit. Huit de plus sont positifs. « C’est comme cela que nous avons commencé à faire du Covid. »

Les équipes soignantes de Saint-Adrien installent les patients non infectés dans une aile toute neuve qui n’avait pas encore ouvert. L’unité déjà existante – 9 chambres simples, 6 chambres doubles – est réservée pour les patients atteints de Covid-19. Début juillet, l’unité gériatrique Covid peut accueillir les patients les plus âgés de l’hôpital de Cayenne. « Nous avions la candidature du Dr Diallo, qui travaillait en Métropole. Nous avons pu le recruter rapidement pour ouvrir l’unité. Sous l’impulsion de l’ARS, nous avons commencé à accueillir des patients qui sortaient de l’hôpital de Cayenne », Raconte le Dr Camara.

Tout le mois de juillet, le CHC fait appel aux services de l’unité gériatrique Covid Saint-Adrien et lui envoie saisir des patients. L’unité reçoit aussi une quadragénaire, hébergée à la maison d’accueil spécialisée Ebène de Cayenne, atteinte de Covid-19. « L’hôpital a joué le jeu, souligne le Dr Alseny Diallo. Il nous a envoyé des écuries des patients. Pour tous ses patients, il réalisait un scanner cérébral et nous transmettait un avis médical pour ne pas mettre en danger cette unité SSR qui n’a ni réanimation, ni garde médicale mais une astreinte. »

Au plus fort de l’activité, l’unité accueille 15 patients dans ses 21 lits. « Depuis, c’est la décrue. »Hier, ils étaient quatre. Deux de plus doivent arriver cette semaine. L’unité aura déploré deux décès. « Il s’agissait de prises en charge des palliatifs. Ce sont des patients pour lesquels le Covid-19 est venu s’ajouter à d’autres pathologies. »

Les patients accueillis en SSR après une hospitalisation Covid ont généralement besoin de « kinésithérapie, de renforcement musculaire, de rééducation respiratoire. Ils peuvent être dénutris. Nous effectuons également la surveillance biologique et des constantes », Liste le Dr Camara. A Saint-Adrien, leur durée de séjour aura varié, de dix jours à un mois. La très grande majorité y aura séjourné entre deux et trois semaines. « A leur sortie de l’unité, les patients ont des rendez-vous à l’Umit (unité des maladies infectieuses et tropicales) du CHC. Beaucoup ont eu des complications telles que des embolies pulmonaires, qui nécessitent au moins neuf mois de traitement avec des anticoagulants. »

Au sein de l’unité, les prochaines arrivées de patients n’empêchent pas de travailler déjà à l’après-épidémie. « Le Covid-19 a occulté toutes les autres activités, constate le Dr Camara. Il faudra se réorganiser, reprendre contact avec les services avec qui nous ne travaillons plus pendant l’épidémie. »Les consultations mémoire reprendront. Le retour à la normale sera en outre synonyme de nouveautés pour la clinique Saint-Adrien puisqu’elle augmentera ses capacités de SSR et ouvrira dix lits d’hospitalisation.

Des tablettes pour garder le contact avec ses proches

Comme dans les autres établissements de santé, l’épidémie de Covid a restreint voire empêché toute visite des familles à leur parent accueilli à la clinique Saint-Adrien. Une interdiction peut-être ressentie encore plus durement, s’agissant de personnes âgées. Pour ne pas rompre le lien entre les malades et leurs proches, les équipes soignantes leur ont fourni des tablettes. « Ils ont pu appeler leurs familles en visioconférences, explique le Dr Saran Camara. C’est quelque chose qui a été apprécié. »


L’unité de suivi et de rééducation avait été identifiée en février, par l’ARS, pour accueillir les patients âgés sortis des unités Covid-19 de l’hôpital de Cayenne. Le système a été mis en place début juillet, alors que l’épidémie atteignait son apogée. Même aujourd’hui, il continue de voir des patients.

Mi-juin. Ce que craignaient de nombreux établissements de santé, c’est à la clinique Saint-Gabriel (anciennement Hibiscus, groupe Guyane Santé) à Cayenne. Un premier patient est déclaré positif au Covid-19, dans cette unité qui reçoit, en suivi et réadaptation (SSR), des personnes âgées, donc fragiles. Paradoxalement, l’établissement avait été identifié en février par l’Agence régionale de santé comme pouvant accueillir les patients les plus âgés sortant des unités Covid du centre hospitalier de Cayenne. C’est finalement par l’intermédiaire de ses propres patients que l’unité gériatrique SSR Covid a été créée.

« Nous supposons qu’un soignant positif pour Covid-19 a transmis le virus au patient,« a déclaré le Dr Saran Camara, gériatre à la clinique. Lorsque ce patient à son tour est testé positif, l’établissement organise un dépistage des 22 personnes âgées qu’il voit. Huit autres sont positifs. »C’est ainsi que nous avons commencé à faire Covid.« 

Les équipes soignantes de Saint-Adrien installent des patients non infectés dans une toute nouvelle aile non encore ouverte. L’unité déjà existante – 9 chambres simples, 6 chambres doubles – est réservée aux patients atteints de Covid-19. Début juillet, l’unité gériatrique de Covid peut accueillir les patients les plus âgés de l’hôpital de Cayenne. « Nous avons eu la candidature du Dr Diallo, qui a travaillé en France métropolitaine. Nous avons pu le recruter rapidement pour ouvrir l’unité. A l’instigation de l’ARS, nous avons commencé à accueillir les patients sortis de l’hôpital de Cayenne, « dit le Dr Camara.

Tout au long du mois de juillet, le CHC fait appel aux services de l’unité de gériatrie Covid Saint-Adrien et lui envoie seize patients. L’unité reçoit également une femme dans la quarantaine, hébergée au centre d’accueil spécialisé Ebène de Cayenne, atteinte de Covid-19. « L’hôpital a joué le jeu,  » dit le Dr Alseny Diallo. Il nous a envoyé des patients stables. Pour tous ses patients, il a réalisé un scanner cérébral et nous a donné des conseils médicaux afin de ne pas mettre en danger cette unité SSR, qui n’a pas de réanimation ni de garde médical mais une garde. « 

Au plus fort de son activité, l’unité accueillait 15 patients dans ses 21 lits. « Depuis, il a reculé. Hier, ils étaient quatre. Deux autres devraient arriver cette semaine. L’unité aura déploré deux morts. «Il s’agissait de soins palliatifs. Ce sont des patients pour lesquels Covid-19 a été ajouté à d’autres pathologies. « 

Les patients admis en SSR après l’hospitalisation Covid ont généralement besoin de « physiothérapie, renforcement musculaire, rééducation respiratoire. Ils peuvent être sous-alimentés. Nous effectuons également une surveillance biologique et constante, » énumère le Dr Camara. A Saint-Adrien, leur durée de séjour aura varié, de dix jours à un mois. La grande majorité y sera restée entre deux et trois semaines. « A la sortie de l’unité, les patients ont des rendez-vous à l’Umit (Unité des Maladies Infectieuses et Tropicales) du CHC. Beaucoup ont eu des complications telles qu’une embolie pulmonaire, qui nécessitent au moins neuf mois de traitement avec des anticoagulants. « 

Au sein de l’unité, l’arrivée imminente de patients n’empêche pas le travail déjà en post-épidémie. « Le Covid-19 a éclipsé toutes les autres activités,»Note le Dr Camara. Nous devrons nous réorganiser, reprendre contact avec les services avec lesquels nous ne travaillons plus pendant l’épidémie.  » Les consultations de mémoire reprendront. Le retour à la normale sera également synonyme de nouveaux développements pour la clinique de Saint-Adrien, puisqu’elle augmentera sa capacité de SSR et ouvrira dix lits d’hôpitaux.

Des comprimés pour rester en contact avec vos proches

Comme dans d’autres établissements de santé, l’épidémie de Covid a limité, voire empêché, toute visite des familles à leurs proches accueillis à la clinique de Saint-Adrien. Une interdiction peut-être ressentie encore plus durement en ce qui concerne les personnes âgées. Afin de ne pas rompre le lien entre les patients et leurs proches, les équipes soignantes leur ont fourni des comprimés. « Ils ont pu appeler leurs familles par visioconférence », explique le Dr Saran Camara. C’est quelque chose qui a été apprécié. « 

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